À l’origine de violences urbaines de novembre 2005, deux jeunes qui meurent électrocutés sur un transformateur EDF. Ce drame déclenche d’abord des nuits de violence dans la cité. L’épisode de la bombe lacrymogène, qui a atteint une salle de prière de la Mosquée située au centre de la cité, a accru la colère de certains groupes de jeunes. Il a provoqué l’extension des violences en Seine-Saint-Denis, puis un peu partout dans la banlieue parisienne, jusqu’à toucher un grand nombre de cités sur tout le territoire français durant trois semaines, qui conduirait le Premier ministre à déclarer l’Etat d’urgence, procédure qui n’avait plus été utilisée depuis la guerre d’Algérie. L’écrasante majorité des troubles s’est déroulée dans le département de la Seine-Saint-Denis.